Beaucoup de malaises passagers se résolvent au repos. D’autres demandent une aide immédiate. L’enjeu n’est pas de poser un diagnostic à la maison, mais de reconnaître les signes qui ne doivent pas attendre le lendemain.
Signes qui imposent un appel
Appelez le 15 ou le 112 en cas de douleur thoracique brutale, de difficulté à respirer, de paralysie d’un côté du corps, de parole confuse, de perte de connaissance, de convulsions, de saignement abondant, de suspicion d’intoxication ou de traumatisme violent. Chez un enfant, une grande prostration, des lèvres bleutées ou une déshydratation rapide comptent aussi.

Décrire utilement la situation
Donnez le lieu exact, l’âge approximatif, ce qui s’est passé, les antécédents connus si vous les avez, et ce que vous observez maintenant. Restez au téléphone si le régulateur le demande. N’administrez pas un médicament « pour voir » sans consigne.
En attendant les secours
Mettez la personne en sécurité, desserrez les vêtements serrés, ne donnez rien à boire si elle est inconsciente ou nauséeuse. Si vous êtes formé, commencez les gestes appris. Sinon, suivez les instructions du régulateur.

Ce qui peut attendre un professionnel
Une fièvre isolée bien tolérée, une douleur ancienne stable ou une question de renouvellement de traitement relèvent plutôt d’un médecin ou d’un pharmacien. En cas de doute sincère, l’appel d’urgence sert aussi à trier. Vous n’avez pas à décider seul si le tableau est ambigu.

